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mardi 3 juin 2014

Danse avec les dieux



Après avoir avoir manqué de disparaître durant les années 1970, l’art sacré des danseuses Apsara du Cambodge est aujourd’hui en pleine renaissance grâce aux efforts gouvernementaux et aux nouveaux débouchés offerts par le tourisme.

 « Lorsque j’avais neuf ans, ma grand-mère m’a conduit au Palais pour me présenter à la Reine et je suis devenu l’une des danseuses du Ballet royal du Cambodge ! » se souvient Sam Sathya, professeur à l’école des Beaux Arts de Phnom Penh. « Durant le régime Khmer rouge, alors que j’étais forcé de travailler dans les rizières, je continuais à répéter, en cachette, les mouvements des chorégraphies.C’est la danse qui m’a sauvé car j’espèrais, plus que tout, la voir revivre et je ne voulais pas disparaître avec elle ». En 1975, les artistes, et particulièrement ceux du palais, furent en effet, avec les militaires et les fonctionnaires, les premières victimes de la barbarie des Khmers Rouges car ils étaient le symbole de la royauté et du divin pour les maoïstes ultra-radicaux. On considère que durant les quatre années noires du régime autoritaire, 90% des danseuses, des professeurs et des musiciens de l’ancienne cour royale furent ainsi exécutés ou décimés par la famine. Réduisant quasiment à néant, en une fraction de siècle, plus d’un millénaire de raffinement et de spiritualité

Au Cambodge plus qu’ailleurs, l’art de la danse est en effet un art sacré qui puise ses racines dans la longue histoire du royaume. Savant autant que sensuel, le ballet khmer constitue dans sa forme originelle un langage symbolique, message de pouvoir et de respect adressé par le roi, incarnation de Shiva sur la Terre, aux Dieux et aux ancêtres. Ballerines autant que déesses, artistes autant qu’émissaires, les Apsaras dansaient autrefois pour la prospérité du peuple khmer. Inscrite en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, la danse classique khmère constitue un héritage national révéré par les Cambodgiens autant qu’un art dont la finesse force l’admiration internationale. Depuis une vingtaine d’années, la danse classique khmère renaît ainsi peu à peu de ses cendres. La fille aînée du roi Norodom Sihanouk, la princesse Bopha Devi, contribua pour beaucoup à cette résurrection. Danseuse-étoile renommée, elle fut chargée par son père, en 1991, de reconstituer le Ballet royal d’autrefois.

Aujourd’hui, le gouvernement cambodgien emploie environ deux cents danseuses d’État qui donnent deux ou trois représentations par mois à l’occasion des visites officielles et des inaugurations ainsi qu’une dizaine de spectacles par an à l’étranger. « Si le ballet a pratiquement retrouvé sa magnificence d’autrefois, notre art reste fragile car  nous manquons cruellement de fonds et de moyens… » déplore ainsi Proeung Chhieng. «La rémunération des artistes est dérisoire et les costumes reviennent tellement chers. » Cousues au plus prêt du corps à chaque représentation, les tenues de velours et de soie coûtent en effet entre 700 et 1400 euros pièce et ne peuvent être utilisés qu’une trentaine de fois. Intégrées à de petites troupes privées, les danseuses donnent des spectacles dans les hôtels prestigieux du pays et profitent ainsi directement du boom touristique national. Les déesses d’hier participent même aujourd’hui à d’impressionnants spectacles son et lumière. Les Apsaras y perdraient-elles leurs âmes ? Voire. Mais leur survie est probablement à ce prix. Et la démocratisation des spectacles n’enlève rien à leur magie. « Dans le futur, j’espère que notre art, longtemps réservé à l’élite, sera rendu plus accessible au peuple cambodgien…» souhaite ainsi Proeung Chhieng. Les danseuses sacrées tiendraient ainsi leur revanche ? Celles qui vivaient jadis recluses et ne se produisaient que pour les Dieux et le Roi, sont aujourd’hui les reines de grands spectacles destinés aux voyageurs étrangers et, pour l’instant, aux khmers les plus fortunés. Après le temps des loups, les aspsaras peuvent, à nouveau, danser avec les Dieux. Mais pour le peuple. Et les touristes.

lundi 13 mai 2013

Phare - le cirque cambodgien, une expérience unique


Au cœur des rizières du sud du Cambodge, Siem Reap est une cité mystérieuse chargée d'histoire. 
 Le nom de la ville signifie " siamois vaincus" et provient de la victoire remportée par le royaume du Cambodge lors de l’invasion des Siamois. 
 
 http://profile.siemreaptransport.net/Photo/Angkorwat.jpg

Autour des visites traditionnelles telles que le temple d’Angkor Wat, Angkor Thom ou encore le temple Bayon, de nombreuses activités sont proposées pour approfondir sa connaissance sur la culture et les traditions khmères. Les danses Apsara offrent, notamment, un spectacle à couper le souffle. 

Nous proposons dans notre « séjour ville » à Siem Reap  une expérience à vivre : Le cirque cambodgien « Phare ». Celui ci se trouve sur la rive gauche de la rivière, derrière le musée national.


Une troupe de jeunes Cambodgiens musiciens, danseurs, jongleurs, acrobates, contorsionnistes offre une représentation d’une heure, haute en couleur. Alliant humour et émotion ce spectacle raconte l’histoire khmère en musique de manière époustouflante. Par exemple l’histoire de Sokha, militant des droits de l’homme au Cambodge. Les deux troupes « Eclipse » et « Tchamlack » sont pleines d’énergie et le « show » plaira aux petits comme aux grands !


Afin de profiter davantage de la soirée, la troupe propose une petite « entrée en matière » accompagnée d’un cocktail. Quelques performances sont réalisées spécialement pour les participants. Vous passez ensuite à table pour déguster un dîner khmer au son de la musique traditionnelle cambodgienne. Puis le grand show s’enchaîne. Une soirée unique et immanquable !


Ce projet a été mis en place par l’association non gouvernementale « Phare Tonleu Selpat » qui signifie «  la luminosité des arts ». Elle a été fondée en 1994 par un petit groupe de 8 Cambodgiens à la recherche de défis et d’ascension sociale.

Leur but est de mettre l’art au devant de la scène pour permettre aux jeunes en difficulté de se réintégrer dans la société. L’action « phare » de  l’association est de proposer « une éducation pour tous ». Des cours d’art visuel et de musique sont également dispensés.

Cette soirée est donc l’occasion rêvée de passer un moment inoubliable au cœur de Siem Reap tout en découvrant la richesse de la culture khmère, en offrant à ces jeunes une possibilité de développement social et la reconnaissance internationale des arts cambodgiens. 


jeudi 2 mai 2013

Les danses Apsara



Dans la religion hindouiste, les Apsara représentent des nymphes célestes d'une grande beauté. Ces dernières symbolisent le plaisir des sens et de l'esprit, souvent représentées comme de belles jeunes filles aux courbes sensuelles, légèrement vêtues. Elles désignent "celles qui glissent sur l'eau" et sont nées du "barattage de la mer de lait" qui est représenté dans les temples d'Angkor, à Siem Reap.
Comme en témoigne les Apsara (danseuses célestes innombrables), la danse fait partie de la culture khmère. Existant depuis plus d'un millénaire, mais il y a eu des coupures dans le temps dans la tradition au fil des siècles. Créée initialement pour divertir la royauté khmère, elle s'est légèrement modifiée années après années.

De nos jours, la danse traditionnelle cambodgienne connaît un nouvel essor après son interdiction et une forte répression sous le régime de Pol Pot, où la plupart des apsaras ont été tuées... Un attachement fort des Khmers à leur culture fait revivre et connaître cet art, si bien que le Ballet Royal du Cambodge a été déclaré chef-d'œuvre du patrimoine oral et immatériel de l'Humanité par l'UNESCO en 2003. Les danses Apsaras connaissent désormais une popularité de plus en plus vive, tant auprès du peuple cambodgien qu’à l’extérieur du pays.

Médiatrices entre le ciel et la terre, les danseuses Apsara vénèrent ainsi les ancêtres et les dieux. La danse traditionnelle est mieux décrite comme «danse-théâtre», car en plus d'être une danse, elle a également pour but de transmettre un message ou une histoire, visibles sur les murs du temple d'Angkor. Ces danseuses centralisent leurs chorégraphies sur les mouvements des mains et des pieds, tout en ayant le dos cambré.

Votre circuit au Cambodge n'est pas complet si 
vous n’assistez pas à au moins un dîner-spectacle de danse khmère traditionnelle, que nous proposons dans nos circuits ville: Siem Reap, consultable sur notre site internet. Angkor Sofitel, l'hôtel Victoria, le Raffles Grand Hotel et Angkor Village vous propose ce dîner-spectacle.